RELATIONS SOCIALES

En marche... pour un réel dialogue social !

Publié le 12 juillet 2017 à 12:36:36

« La rentrée sera chaude ! » Combien de fois avons-nous entendu cette ritournelle pesante ? À chaque sortie d’élection présidentielle ou législative. À chaque évocation d’une refonte du travail, véritable chiffon rouge agité devant le nez des bataillons de potentiels insoumis.

La France et l’entreprise ont besoin de partenaires sociaux légitimes et forts !

La base de toute réflexion sur le social est le contrat de travail qui lie une entreprise et un salarié. L’esprit qui prévaut est celui de la réciprocité vertueuse. L’entreprise cherche à bonifier ses intérêts et le salarié fait de même. L’entreprise est défendue et valorisée par des syndicats patronaux tout comme les salariés le sont par des syndicats de salariés.
La France s’appuie sur son régime parlementaire. Elle existe toutefois en termes de performance par ses activités, métiers, professions et ses multiples entreprises. Le dialogue social se situe à ce double niveau, l’un concrétisant le cadre de référence porté par l’autre, de façon à bénéficier de la valeur ajoutée des notions de collectif et de communauté.
Une France en Marche est une France qui dépasse ses clivages et fait se dialoguer des personnes différentes, conceptuellement distantes mais qui parviennent, par l’échange, à construire un pont entre deux rives.
Un dialogue social en Marche est un dialogue social qui dépasse ses clivages et incite ses acteurs à établir des ponts entre les rives et à échanger efficacement.
Comme pour la France, les représentants doivent être légitimes du fait qu’ils sont compétents, crédibles, intègres et que les urnes leur auront conféré un poids respectable.

La bonne tactique est celle de la main tendue

En matière de stratégie sociale, des entreprises pratiquent le « laisser-faire », ce qui signifie qu’elles ne se préoccupent pas du dialogue social. Certaines le font sciemment et d’autres sont inconscientes et subissent. Le corolaire en est que l’agenda social est pauvre et que c’est la branche qui ouvre le socle.
D’autres se sont investies dans la stratégie des alliés qui dégage une connotation guerrière. Le principe fondateur est celui de la contention plus ou moins vive de certains acteurs bien identifiés et de l’extension vertueuse ou moins de certains autres. Les guerres sont lourdes d’impacts et les alliés parfois encombrants.
Notre époque et le changement de paradigmes qui en résulte militent pour la tactique de la « main tendue ». L’agenda social est fourni. La coconstruction est de mise avant toute négociation. La communication sociale est permanente et portée par le management. Les salariés sont mis en mouvement directement par des groupes d’échanges. L’environnement social (fédérations, confédérations, DIRRECTE, préfecture...) est également sollicité.
La main se tend avec foi, pugnacité et empathie : libre à chacun de la prendre ou de la refuser. La responsabilité de chaque acteur est alors déclenchée en lui permettant de décider en toute connaissance et toute lucidité.
« Il faut cent fois remettre sur l’ouvrage du dialogue social. »

Illustration : © ashumskiy

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