MANAGEMENT & SOCIOLOGIE

Plaisir et performance : une gageure... non, une nécessité absolue

Publié le 28 avril 2015 à 11:30:30

Qu’il semble loin le temps des Babyboomers où la jouissance se faisait dans la souffrance ! "C’est le métier qui rentre", "moi j’en ai bavé, il n’y a pas de raison que tu y échappes", "le bonheur se mérite"…
C’était le bon temps de l’autorégulation et de nos chers principes judéo-chrétiens. L’austérité était de mise et le futile n’avait aucune place par rapport à l’utile.

Les nouvelles générations veulent éprouver du plaisir, veulent travailler dans une bonne ambiance. La convivialité et le festif sont des modes relationnels fondateurs.

De nombreuses entreprises confondent rigueur et austérité. Le Lean signifie maigre et même si les « gros » sont réputés joviaux, rien ne dit qu’un ascète n’éprouve pas du plaisir.
La performance  s’obtient par la sociabilité qui sublime les engagements personnels. Elle est dont identitaire et à ce titre un collectif porte en lui des germes de joie, félicité, satisfaction car il repose sur un maillage dense de relations et d’apports interpersonnels.
Le plaisir se combine parfaitement avec le niveau d’exigence car ce dernier est synonyme de respect et de considération.

En conclusion, plaisir et performance symbolisent les deux dimensions d’un être humain : sa face sociale et sa face sociétale, son intérêt et ses convictions. Ils sont indissociables pour assurer la transformation dont nous avons besoin.

Partager sur les réseaux sociaux

Article précédent Article suivant