MANAGEMENT & SOCIOLOGIE

La solitude du consultant

Publié le 23 mai 2016 à 11:57:57

Ce métier est jouissif autant qu’il peut être ingrat. Il repose sur l’autorité consentie par l’entreprise, sa direction, ses managers. Le premier contact est déterminant et il se joue au niveau de la qualité de la relation personnelle nouée entre ce premier interlocuteur et le consultant.

La relation interpersonnelle est la base du dialogue social

Le dialogue social repose sur une discussion à deux ou plusieurs destinée à atteindre un résultat satisfaisant pour toutes les parties. La relation entre les acteurs en est la pièce maîtresse. Elle s’appuie sur des paramètres émotionnels contenus dans la « face » offerte par chaque personne.
Ces données en sont l’aspect physique, le discours, l’apprêt vestimentaire et des bonnes intentions, a priori courtoises, qui peuvent tomber à plat.
Je me remémore un événement survenu à l’issue d’une médiation très difficile entre une direction et des organisations syndicales au sein d’une entreprise très médiatisée. La certitude du résultat positif obtenu après moult efforts m’avait conduit à me montrer civil et cultivé... le bide !

L’agrégat organisé des relations interpersonnelles constitue le collectif de cohérence

De nos jours, dans un monde qui se dérégule, la performance d’une entreprise et de ses salariés dépend de l’existence et de la vitalité de collectifs de cohérence. Ces collectifs sont atomistiques parce qu’ils se nouent et se dénouent en permanence. Ils sont toutefois durables. Ils remplacent les collectifs d’appartenance en voie d’effritement. Ils doivent être plus attractifs, le temps de l’entreprise, que les collectifs de résistance (cf. le mouvement Debout) et les collectifs de circonstance (vie personnelle).
La clé d’entrée majeure en est la réalité de flux croisés réciproques entre les différents acteurs des collectifs de cohérence : internes et externes. Les liens forts ou faibles sont à la base des relations interpersonnelles (métier, projet, savoir-être) qui s’associent les uns aux autres pour faire vivre un cadre de référence commun.
Cette « toile d’araignée » se régénère par de la coconstruction et de la convivialité. « Le vestiaire vit bien » est une formule employée en sports collectifs pour symboliser l’existence du collectif.
Attention toutefois à ne pas appeler Zlatan... Thierry !

(crédit photo : © zhu difeng)

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