MANAGEMENT & SOCIOLOGIE

Être un insoumis ou un Insoumis ? C'est la question de demain !

Publié le 07 décembre 2017 à 12:24:24

Raquel Garrido a proféré cette formule pour évoquer qu’elle comptait arrêter la politique. Qualificatif ou statut ? Un débat qu’elle a clos par nécessité et sous pression. Il s’avère toutefois que l’évolution sociologique pose la véritable question de la posture référence de demain.

Être insoumis, c’est tendance

Le patron de la CFDT, Laurent Berger, annonçait à l’orée de son congrès qu’il pensait que les syndicats étaient mortels. Il faisait référence à la tornade qui a emporté les partis traditionnels (LR, PS, PC, centristes, FN...) lors des législatives 2017. Jean-Luc Mélenchon a pensé, pour faire obstacle au Président Macron, se servir des syndicats. Il a échoué et l’a reconnu, ce qui ne préjuge pas de sa future tactique.

Plus globalement, la société civile bruisse d’épisodes marqués par un refus des règles, une absence de civisme, une grande intolérance, des comportements erratiques. La vox populi a tôt fait d’attribuer ces nouvelles postures à une typologie de jeunes symbolisés par leurs racines et leur géolocalisation. Depuis des années, j’alerte les parents et les managers sur le fait que l’autorégulation spontanée et atavique n’est plus de mise. Je ressors, à chaque fois, le croquis du jeune interrogé par son chef chez Dell : « On est chez Dell, Joe, le leader mondial de l’ordinateur. Alors c’est quoi ton problème ? – Je veux un Mac. »

Le dialogue social et le collectif sont les solutions

Nous avons besoin de nous libérer de nos carcans et de côtoyer l’irrespect et le poil à gratter. Notre créativité ne doit pas s’embarrasser de codes, d’interdits, de tabous. Il n’empêche que la résistance, même si elle a des vertus, et l’histoire l’a démontré, n’est pas une fin en soi et est difficile à vivre sur du long terme. L’énergie est énorme et peut s’avérer destructrice.

Nous avons besoin de construire et de faire naître, mais nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous nous appuyons sur des flux de relations croisées qui apportent une richesse par les liens. Les flux qualifient notre propension au dialogue qui valorise notre volonté d’avancer par l’échange. Lorsque nous sommes dans une organisation quelle qu’elle soit, ce dialogue devient social.

L’après « ordonnances Macron » qui caractérisera 2018 est l’occasion de magnifier le dialogue social pour obtenir une performance vertueuse et équitable. Cet acquis enthousiasmant bonifie notre besoin d’autonomie et de libéralisation, flatte notre envie d’être insoumis au diktat unique sans se nier dans une posture obscurantiste. Le dialogue social efficient nécessite qu’un collectif agile lui donne un cadre de référence pour s’épanouir : collectifs de pensée positive, collectifs des circonstances de la vie privée, collectifs de cohérence au travail.

Soyons des insoumis optimistes et ouverts !

Illustration © rms164

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