EMPLOIS & PERSPECTIVES

Le paradoxe des départs volontaires en période de crise et de chômage

Publié le 11 octobre 2012 à 10:33:33

Faut-il parler de naïveté, de manipulation, de publicité mensongère ?
Sur un plan technique, les plans de départs volontaires sont légaux et, de ce fait, encadrés par des lois et des arrêtés jurisprudentiels.

La loi du 30 décembre 2006 sur le congé de mobilité prévu par des accords de GPEC a posé le principe de facilités offertes aux salariés qui songent à leur réorientation. Le relatif engouement constaté ces derniers mois s’explique par une évolution profonde des sociologies de salariés. La dimension statutaire de l’emploi et le sentiment d’appartenance à une entreprise ont volé en éclat avec la fin des Trente Glorieuses.

L’accélérateur en aura été, très antérieurement, les 35 heures qui ont valorisé le besoin de réaliser ses aspirations et envies. Cet élan "sociétal" concerne des salariés qui se donnent le courage d’envisager des projets qu’ils avaient en eux. Ce courage est construit de la frustration ressentie devant les mesures de restructuration prises par les entreprises et d’intérêt pour les mesures d’accompagnement tant financières que techniques.
Il est vrai que cette évolution récente concerne plutôt des personnels de structure, des techniciens, cadres, employés mais elle est majeure. Les projets personnels peuvent symboliser des changements radicaux de carrière et d’emploi avec une prédilection pour des formations qualifiantes, des créations d’entreprises ou des reconversions sur d’autres métiers. La clause impérative de succès des plans de départs volontaires est toutefois la mise en œuvre d’un "espace mobilité conseil" où des spécialistes confirmés en âges et parcours, aident le salarié à monter son projet et à valider sa candidature au volontariat.

Les nombreux dossiers que nous avons conduits nous amènent à penser que cette évolution persistera en 2010.

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