EMPLOIS & PERSPECTIVES

L’entreprise libérée peut-être, l’entreprise exprimée certainement

Publié le 16 décembre 2019 à 13:52:52

Les concepts ne peuvent à eux seuls symboliser ce que doit être une entreprise. Ils décrivent des tendances mais peuvent être outranciers voire réducteurs.
L’entreprise est un organisme vivant qui n’a jamais été prisonnier. Elle a vécu et vit des contraintes mais elle vit plus qu’elle ne survit sauf en des situations très conjoncturelles.
Dans cette vision, elle se doit de vivre plus ses acteurs et de plus les faire vivre.

entreprise libérée

Une entreprise exprime une raison d’être et une passion

Le terme « entreprendre » est partie intégrante de toute entreprise. Il signifie que l’entreprise a une mission et existe pour de bonnes raisons qui sont de créer, de faire naître bien au-delà du seul gain financier. La raison d’être confine à la passion, au paradigme et exprime de l’envie, du désir, du plaisir.
Les processus de performance comme le lean management ne sont pas une finalité. Ils ne sont que des outils au service d’une philosophie de vie que l’entreprise exprime au travers de son histoire, de ses acteurs présents, de son lien à son environnement. La passion ruisselle des installations, de la décoration, des structures, des vêtements, de l’accueil, de la signalétique, de la nature environnante.
L’entreprise exprime une âme, un état d’esprit qui, à un moment de son histoire, rassemble des acteurs différents et divers. Les acteurs aux multiples facettes développent une culture de performance parce qu’ils adhèrent au cadre de référence de la période, adhèrent à la raison d’être et vivent, chacun à son rythme, une passion.

Une entreprise exprime ses acteurs qui l’ont exprimée

Le corps social est l’ensemble des acteurs qui constituent l’organisme vivant qu’est l’entreprise. Ces acteurs sont historiques, de passage, intermittents. Leurs statuts sont multiples : CDI, CDD, intérimaires, prestataires, ubers, jobeurs...
À un moment répertorié par des objectifs et des processus, ils ont partagé la passion de l’entreprise et ont accepté, par réciprocité équitable, son cadre de référence. Il s’avère, toutefois, que ces acteurs sont d’abord des individus qui vivent dans la société et de ce fait éprouvent des passions, des envies, des mœurs, des règles.
Cette donnée originelle s’appelle la dimension sociétale par comparaison à la dimension sociale qui est la transcription du contrat de travail et de la réciprocité. Le moment générique des Gilets Jaunes a été plus sociétal que social.
En conséquence, l’entreprise ne doit pas le redouter mais l’intégrer et le réguler. La qualité de vie au travail en est une toute petite partie et la présence de baby-foot, food trucks, espaces de zénitude ne répond pas au besoin.
L’enjeu est celui de l’âme du corps social ce qui milite pour l’émergence des idées, des envies, des contributions. Les outils existent et s’appellent co-construction, co-développement, tables rondes, grands débats, forums ouverts, mais ce ne sont que des outils.
À l’origine, l’entreprise doit en faire une motivation et une dynamique. Sa direction doit en avoir le désir et la volonté et s’y employer avec passion.

Faisons respirer l’entreprise !

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