EMPLOIS & PERSPECTIVES

Demain sera différent, mais pour quoi faire ?

Publié le 20 avril 2020 à 09:27:27

Le déconfinement, même retardé, est espéré et idéalisé par nous tous. Nous avons tous envie de reprendre notre vie normale et de retrouver l’air de la liberté et de l’autonomie. Il serait problématique que cette phase soit vécue comme la fin de la crise et de l’émergence d’une nouvelle vie après avoir consenti de nombreux sacrifices pour certains et accompli d’énormes efforts pour d’autres.

Après le confinement, la vie reprend


Evitons que le réveil ne soit brutal et pénible !

Après le deuil, la vie : c’est ce que nous apprennent les réflexions psychologiques sur la gestation d’un choc immense. Or, nous n’avons qu’une faible idée de la vague que pourrait constituer une profonde crise économique. Certains secteurs très touchés la visualisent avec anxiété, mais le statut des salariés (travail, télétravail, chômage partiel) les protège pour le moment de la désillusion et de la chute.

Les équilibres commerciaux vont être mis à mal, les états vont avoir épuisé leurs ressources financières et la question se posera de la faisabilité de fonctionnement des flux d’affaires.
Un deuxième choc cataclysmique pourrait se produire et nous n’y serions pas réellement préparés, sauf à penser que nous retombions dans la résignation, antichambre de la dépression.
Il ne s’agit pas de sombrer dans l’ultra pessimisme mais d’anticiper pour savoir gérer.

Imaginons dès maintenant notre monde de demain !

La crise fait que nous sommes tous complètement mobilisés sur les meilleures façons de résister, ce qui occasionne une fabuleuse débauche d’énergies et de motivations. Il est difficile de nous demander de prendre de la hauteur et du recul, ce qui peut être assimilé à du superficiel.
Les tensions économiques possibles nous conduiront à aller à l’essentiel, c’est-à-dire faire comme avant et foncer… et pourtant !
La période à venir, de mi avril à fin mai, doit être l’occasion de nous poser des questions et de repenser nos pratiques et postures :
Qu’est-ce que la performance et se résume-t-elle à un résultat financier fait d’EBITDA, de dividendes, de profit ?
L’environnement et l’écologie sont-ils des luxes de riches ou peut-on se les approprier comme un réel projet de vie et d’entreprise générateur d’une performance symétrique et équitable ?
Le dialogue social s’est-il arrêté aux mises en œuvre des ordonnances Macron ou faut-il repartir de zéro, mobiliser tous les acteurs, persuadés d’être exemplaires ?
Peut-on continuer de penser que les gouvernances savent ce qu’il est bien de faire ou doit-on plus impliquer les salariés et les clients pour bâtir une réelle communauté d’intérêt, de valeur, d’équilibre ?

Demain ne meurt jamais !

 

Illustration © Adobe Stock

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